Lettre au Président du Conseil Général de la Martinique


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Lettre au Président du Conseil Régional de la Martinique


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Lettre au Préfet de la région Martinique


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ÉTAT GÉNÉRAUX


Formation des prix :

Régulation des tarifs prohibitifs appliqués sur le matériel spécialisé et adapté.
Baisse des produits alimentaires spécifiques.

Comme sur l’ensemble des pratiques tarifaires à la Martinique, le secteur du handicap n’échappe pas à la formation des prix du matériel spécialisé allant du simple au quadruple par rapport aux tarifs hexagonaux.

Les grands projets structurant et les conditions de développement durable :

Comment développer une société durable et humaine sans prendre en compte les personnes vulnérables et plus spécifiquement les personnes en situation de handicap psycho moteur et sensoriel, dont on peut compter un nombre non négligeable de personnes âgées ? La question soulève celle de l’autonomie de ces personnes et de leur libre circulation dans la citée. Chaque projet devra alors prendre en compte les spécificités d’accessibilités de ce groupe de personnes.
L’ensemble des instances représentatives doit développer en son sein l’accessibilité qui va de l’aspect matériel à l’accueil adapté au différent système de communication (rampe d’accès, norme de construction, signalisation sonore et braille, accueil formé au langage des signes…).
Education nationale : adaptation de l’accueil des usagers en situation de handicap dans l’ensemble des établissements scolaires.

La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle :

La personne en situation de handicap est doublement victime des effets de l’exclusion vécue en permanence comme une atteinte à leur intégrité humaine. Outre le fait d’être victime de la non application de nos droits, nous nous heurtons à un dialogue social qui relève plutôt de l’autoritarisme et la désinformation ou la pratique du surmenage et du découragement sont des principes de base appliqué localement. Le dialogue social alors prendra tout son sens lorsque les relations entre institutions, organismes compétents et usagers, associations d’usagers sera basé sur le principe de la connaissance des instances locales du sujet traité et l’application du principe de service à la personne, et non pas sur un système de clientélisme à tous niveaux que nous dénonçons, fortement préjudiciable pour les usagers, se permettant la maltraitance verbale.

La rénovation du dialogue social passera inévitablement par la formation des professionnels des instances représentatives à la réalité du handicap et à l’accueil de ce public et le rappel de leur dimension de service public à la personne humaine.

La formation professionnelle des personnes en situation de handicap se heurte de même à une vision réductrice des instances de formations locales qui, nous ne pouvons ne pas être critique en cet instant à l’égard de l’application de cette loi non écrite, voudrait que nous devons nous contenter d’un unique niveau de formation professionnel élémentaire, comme si la personne en situation de handicap ne disposait pas des même compétences intellectuelles que les autres. Nous préconisons :

- L’évaluation des structures de formations locales impliquant la possibilité d’un plan de réformes comprenant les structures de formations des professionnels encadrants.
- Mise en place d’une cellule de création des nouveaux métiers du handicap et d’amélioration des métiers actuels en relation avec les techniques développées par les parents.
- La revalorisation des métiers du handicap.
- La mise en application du droit à la scolarité pour tous.

La question est un problème grave qui nécessite une réflexion et un débat à lui seul.

La gouvernance (évolutions institutionnelles et adaptations des administrations locales) :

Adaptation aux spécificités, droit comparatif, continuité territoriale et régionale.
Changement de statut dans les départements des dom tom, quelles conséquences sur le secteur du handicap et le secteur social dans sa globalité ? Quelle forme d’institution pour la gestion du secteur du handicap ? Autant de questions qui nécessitent une réflexion approfondie sur la place du secteur du handicap dans les réformes institutionnelles que nous appelons de nos vœux.

Réduire les inégalités : la gestion des affaires du secteur du handicap pose problème par son principe de cloisonnement des budgets gérés par de trop nombreuses instances non unifiées. Les lourdeurs administratives pour les associations, le système de clientélisme et le déni de la plue value des associations militantes nous mènent à poser la question de la nécessité de mise en place d’une véritable Institution du Handicap à la Martinique, espace de gestion des fonds de l’ensemble des budgets du secteur handicap (collectivités, état, europe) et de développement global (accompagnement des usagers, recherche/action, développement de projets…), ayant une gestion globale participative administrations, collectivités, état, associations et usagers.

La Gouvernance est à poser alors en terme de principe de services aux populations et doit ramener les « gouvernants » à cet honorable état premier en se mettant au niveau du peuple et non au dessus comme c’est la pratique actuelle. Nous entrons dans le cadre de la démocratie participative qui veut alors que la parole des peuples organisés soit validée par leurs instances représentatives qui elles-mêmes ont la maîtrise des sujets traités.

L’insertion des départements d’Outre-mer dans leur environnement régional :

La mise en place d’un plan de développement du secteur du handicap prend en compte la réelle nécessité de se repositionner dans notre espace géographique donc régional, dépassant la spécificité française en matière d’échanges de compétences par exemple. Cela nous permet de faire le constat de la plus value d’un développement régional en concertation avec les dom tom, afin de mutualiser nos moyens, compétences, et espaces géographiques, permettant ainsi un plan régional cohérent, facilitant la libre circulation des usagers dans l’espace régional de même.

Il répond de même à une nécessité culturelle d’Etre et ce, avec ce qui constitue notre réalité de fraternité avec les îles voisines que l’histoire aura fragmentée et déstructurée.

Egalité des chances, la promotion de la diversité et l’égalité des jeunes :

Nous parlons souvent de personnes handicapées alors que la réalité vécue implique de parler de situation de handicap. Une personne n’est pas handicapée en soi elle est en situation de handicap et ne peut se satisfaire d’être définie par ce qui la différencie mais par ce qu’elle est une personne humaine tout simplement. Elle nous renvoie l’idée juste que c’est la société qui est handicapante par son discours dominant qui pose mal la question en la réduisant à un retard à rattraper. Cette question n’est pas qu’une affaire de techniques rééducatives, c’est aussi une affaire qui pose des questions métaphysiques et morales.

A partir de ce constat la fédération vient redéfinir le concept de handicap qui selon l’OMS concerne tout autant les personnes en situation de chômage et convient parfaitement à notre première problématique qu’est la stigmatisation permanente de la personne en situation de handicap. L’objectif étant de parvenir par cette redéfinition à accompagner le développement d’une société Martiniquaise nouvelle, plus consciente et inscrite dans la réalité, qui prendra en compte l’ensemble de ses composantes en évitant toute inadaptation par omission. L’exclusion, l’individualisme et le profit sont les règles qui constituent en partie notre société actuelle. S’affranchir de ces comportements discriminatoires, et Inclure tout ce qui est nécessaire à la constitution d’une société viable avec un développement équilibré donnant pleinement sa place à la personne dite handicapée selon ses compétences, loin de toute démagogie. Sortir du misérabilisme, c’est bien ce que nous considérons comme le principe de base d’une société inclusive

Le secteur du handicap souffre singulièrement du non financement des actions de préventions et de communications nécessaires à la destigmatisation des personnes en situation de handicap et à leur inclusion dans notre société. Actions allant de la mise en place en cadre scolaire d’ateliers de braille et de langage des signes, de réalisation de spots télévisuels et radios de sensibilisation/prévention, de réalisation de documentaires d’informations éducatifs et préventifs, de supports écrits, de groupes de paroles, de programmes d’inclusion de la personne en situation de handicap, etc.

Il est nécessaire de prendre conscience que tous les éléments de la société sont indispensables à son bon fonctionnement, que toutes les potentialités de l’humanité sont présentes dans la diversité des limitations qui font la singularité de l’être humain.

Pour la jeunesse, nous préconisons un plan « Marshall » pour la mise en place d’un programme de prévention de l’handicap psychique, mental et psychologique, véritable fléau à la Martinique qui frappe de plein fouet la jeunesse qui n’a pas encore trouvé sa place et pour qui la perspective d’avenir est amputée par le manque de développement du secteur de la jeunesse et un déni permanent de sa légitimité d’être. Des questions plus graves, mais nécessaires à soulever comme celle de l’inceste et de la généalogie de l’inceste à la Martinique vont devoir trouver une écoute auprès des dirigeants locaux qui considèrent que le peuple est prêt à s’auto détruire mais pas prêt à se soigner pour se reconstruire. Il s’agit pour nous, vu le nombre important de victimes d’incestes et de viols dans notre département de non assistance à enfance en danger. L’inceste, le viol des mineurs développe l’handicap mental, psychique, psychologique et physique, c’est une des causes étouffée du problème social et familial à la Martinique.

L’identité, la culture et la mémoire :

Assimilation, acculturation, aliénation, trois principes institutionnalisés que l’on dénonce comme facteurs (et/ou), de handicap mental, psychique, psychologique, physique, culturel et spirituel portant gravement atteinte à la psyché du Martiniquais.

Le principe de la départementalisation et de l’assimilation juridique et culturelle est tout simplement un principe anticonstitutionnel par le fait même qu’il n’accorde le droit à l’existence humaine qu’au travers une identité autre que le porteur d’identité spécifique qu’est l’Africain descendant pluriculturel Martiniquais, et vient ainsi violer la Constitution française sur la question que tout être humain demeure égaux en droit. Il implique que des hommes et des femmes sont dépossédés de leur en-soi au profit d’un autre en-soi que le leur, ce qui génère toutes les formes de déni de son humanité, de sa capacité dêtre par lui-même, d’inter agir avec le monde à partir de soi, et favorise d’un côté le complexe d’infériorité, et comme dans tout espace colonisé, implique de même le développement d’une élite dirigeante enfermée dans le double complexe infériorité/supériorité, il est facteur de dégénérescence humaine.

Le déni de son identité fondatrice qu’est l’identité Africaine, volontairement et systématiquement occultée faisant les frais de l’obscurantisme permanent de l’ascendance Africaine pose aujourd’hui un réel problème identitaire.

Outre le fait que la confusion ne peut se faire entre « créole », c'est-à-dire, tout ce qui constitue la culture des descendant de colons nés dans la Caraïbes et Africains descendants devenus Martiniquais largement majoritaires, Indiens descendants, victimes de créolisation donc d’assimilation, la question de l’ascendance Africaine et la transmission du savoir de l’histoire de l’Afrique et de la Caraïbe demeure pour nous un point central pour un développement culturel et identitaire cohérent, en résonance avec nos réalités. Un programme d’échange avec l’Afrique et de reconnexion doit s’établir.

Le développement de la mémoire endogène est donc fondamental, la réconciliation avec la dimension africaine prioritaire, dans la mise en place de projets audacieux pouvant aller jusqu’à la participation en tant que seuls héritiers légitimes Français de l’Afrique, au co- développement France-Afrique.

L’identité, la culture et la mémoire ne peuvent se traiter que sur la dimension intellectuelle, il doit y avoir une répercussion concrète dans le repositionnement de la Martinique dans son environnement qui est aussi Africain.

L’école, espace de mise aux normes de la pensée, doit s’ouvrir à de nouveaux programmes, nouvelles formes de transmissions des savoirs pour garantir une construction de la pensée individuelle basée sur des principes endogènes en relation directe avec l’identité propre de l’être Martiniquais, premier espace à développer pour la promotion de la culture et de l’identité endogène d’abord.

Nos statuts



Article 1 : CONSTITUTION ET DENOMINATION

Aux termes d’une assemblée générale constitutive en date du 6 avril 2009, il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et par le décret du 16 août 1901, ayant pour dénomination : FEDAH.
La fédération est une association composée d’associations, de personnes en situation de handicap et de leurs familles, ainsi que différents acteurs intervenant dans les champs du médical, du social et du culturel.


Article 2 : SIEGE SOCIAL ET DUREE

Le siège social est fixé à l’adresse suivante :
26, avenue des Cayalis – Pointe savane - 97231 LE ROBERT
Il pourra être transféré en tous autres lieux par décision du Conseil d’Administration.
La durée de l’association est indéterminée.


Article 3 : OBJET

La Fédération a pour objectifs d’intervenir dans l’ensemble des champs qui concerne le handicap (handicap cadre légal et à caractériser).

- Défendre les droits et les intérêts des personnes en situation de handicap et leurs familles.
- Regrouper les associations oeuvrant pour les personnes en situation de handicap.
- Créer un espace de référence autour des questions liées au handicap.
- Mettre en réseau les compétences et les ressources, les moyens et les projets dans un esprit de synergie et de transversalité, afin de contribuer à une réponse cohérente et efficace dans la prise en charge des besoins liés au handicap.
- Siéger dans les instances représentatives et Servir d’interface.
- Créer un réseau de coopération et de solidarité au niveau caribéen et international sous la forme d’une Organisation type Organisation Non Gouvernementale (ONG).


Article 4 : MEMBRES - CATEGORIES ET DEFINITIONS

La Fédération se compose :

- des associations adhérentes agrées par le Conseil d’Administration
- des différentes catégories de membres individuels :
- Membres d’honneur
- Membres fondateurs
- Membres adhérents
- Membres bienfaiteurs

4-1 : Seront membres d’honneur sur proposition du bureau et par décision de l’assemblée générale, les personnes reconnues comme telles pour leur contribution aux objectifs de la Fédération.

4-2 : Sont membres fondateurs les personnes participant à cette assemblée constitutive et co-signataires de ces statuts.

4-4 : Sont membres adhérents les personnes acceptées au titre de membre et acquittant régulièrement leur cotisation pour les adhérents choisissant l’adhésion payante.

4-5 : Sont membres bienfaiteurs les personnes acceptées au titre de membre et acquittant régulièrement leur cotisation.

4-6 : Sauf pour les membres d’honneur et les membres fondateurs qui sont exclusivement des personnes physiques, les membres bienfaiteurs et les membres adhérents peuvent être des personnes morales.

4-7 : Les personnes morales sont représentées par leur représentant légal en exercice, ou par toute autre personne dont l’habilitation à cet effet aura été notifiée à la Fédération.


Article 5 : ACQUISITION DE LA QUALITE DE MEMBRE

La demande d’acquisition de la qualité de membre sera adressée au Bureau du Conseil d’Administration.
La qualité de membre s’acquiert à la suite du vote du Conseil d’Administration. L’admission ou le refus se faisant à la majorité simple des membres de ce Conseil.


Article 6 : PERTE DE LA QUALITE DE MEMBRE

La qualité de membre se perd :

6-1 : Par la démission notifiée par lettre recommandée adressée au président de l’association.

6-2 : Par la dissolution pour quelque cause que ce soit des personnes morales, ou leur déclaration en état de redressement ou de liquidation judiciaire.

6-3 : Par la radiation prononcée par le Conseil d’Administration sur proposition du bureau, après avis conforme du Comité d’Ethique, au mode d’un vote à la majorité absolue des voix des présents.


Article 7 : COTISATION

Un droit d’entrée est fixé, chaque année par l’Assemblée Générale sous proposition du Conseil d’Administration, pour tout membre de la Fédération cotisant.

Un droit d’entrée est spécifiquement fixé, chaque année par l’Assemblée Générale sous proposition du Conseil d’Administration pour tout membre à faibles revenus. Ces membres ont les mêmes droits que les membres assujettis à une cotisation.


Article 8 : ORGANISATION DE LA FEDERATION

8-1 :La Fédération est composée de :

- Conseil d’Administration.
- Conseil de surveillance.
- Comité d’éthique.
- Assemblée Générale des membres.

8-2 : La Fédération est structurée et organise ses travaux dans le cadre de commissions thématiques.


Article 9 : LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

9-1 : La Fédération est dirigée par un Conseil d’Administration de membres élus par l’Assemblée Générale pour une période de 1an.
- un président
- un vice-président
- un secrétaire général
- un secrétaire adjoint
- un trésorier
- un trésorier adjoint
- six assesseurs

9-2 : Le Conseil d’Administration est représenté par un Bureau se composant de :
- un président
- un vice-président
- un secrétaire général
- un secrétaire adjoint
- un trésorier
- un trésorier adjoint

9-3 : Le premier bureau et le premier Conseil d’Administration sont désignés par l’assemblée constitutive. Leur durée est de 3 années.

9-4 : Sauf pour le premier exercice, l’élection aux fonctions du bureau et du Conseil d’Administration sont conditionnés par une ancienneté de 2 ans dans l’association.

Sous l’avis du Comité d’Ethique, l’élection pourra être exemptée de cette condition.

9-5 : Les membres sortants sont rééligibles.

9-6 : Les fonctions de membres du bureau prennent fin par la démission de cette qualité :
- l’absence non excusée à trois réunions consécutives de bureau,
- la révocation par l’assemblée générale ordinaire,
- laquelle peut intervenir ad nutum et sur simple incident de séance,
- la dissolution de l’association.

9-7 : La réunion du bureau a lieu une fois par semaine selon les modalités convenues entre les membres du bureau. En cas de vacance d’un ou de plusieurs membres du bureau dans un mandat en cours, la réunion ordinaire pourvoit à leur remplacement pour la période restant à courir, jusqu’à la prochaine AG.

9-8 : Les réunions du Conseil d’Administration se tiennent une fois par mois au moins. Il peut délibérer une fois que le quorum est atteint. Si celui-ci n’est pas atteint, le Conseil d’Administration sera automatiquement convoqué une semaine plus tard et pourra délibérer quelque soit le nombre de membres présents.

9-9 : Les fonctions de membres du conseil d’administration sont bénévoles. Les frais occasionnés par l’accomplissement du mandat d’administrateur peuvent être remboursés après fournitures de pièces justificatives. Ces frais sont intégrés à la comptabilité et apparaissent dans le bilan financier.

9-10 : Les mineurs de plus de 16 ans sont éligibles au conseil d’administration (avec autorisation des parents ou du tuteur).


Article 10 : CONSEIL DE SURVEILLANCE- COMITE D’ ETHIQUE

10-1 : Un Comité d’Ethique veille à la conformité des actions de la Fédération avec les principes moraux affirmés lors de sa création.

10-2 : Un Conseil de Surveillance dont les membres sont au nombre de 6. Les membres sont élus pour une durée ne pouvant excéder 10 ans par l’AG à la majorité des deux tiers. Ces membres peuvent être des personnalités extérieures à la Fédération.

10-3 : Le Conseil de Surveillance a pouvoir de surseoir à la condition d’éligibilité au fonction du bureau et droit de veto à la désignation d’un membre au bureau.

10-4 : Le Comité d’Ethique doit impérativement valider toute élection au Conseil d’Administration ainsi que toute nouvelle adhésion à la Fédération.

10-5 : Le Conseil de Surveillance et le Comité d’Ethique se réunissent à leur convenance.


Article 11 : ASSEMBLEE GENERALE

11-1 : La Fédération se réunit en assemblée générale une fois par an.

11-2 : Les assemblées générales sont convoquées par la Présidence ou à défaut par les deux tiers des membres de l’association ou par procuration des deux tiers des membres de l’association par lettre simple au moins quinze jours avant la date de la réunion.

La convocation contient l’ordre du jour fixé par le bureau.

L’assemblé générale comprend tous les membres de l’association à jour de leur cotisation à la date de l’envoi de la convocation à la dite assemblée générale. Les personnes morales sont représentées par leur représentant légal en exercice ou par toute autre personne dont l’habilitation aura été notifiée au bureau.

L’assemblée peut délibérer une fois que le quorum est atteint. Si celui-ci n’est pas atteint, l’assemblée sera tenue une heure après l’heure de convocation fixée et pourra délibérer quelque soit le nombre de membres présents.

11-3 : L’assemblée, après avoir délibéré, se prononce sur les rapports moral et/ou
d’activité.

11-4 : Le (la) trésorier(e) rend compte de l’exercice financier et le bilan financier
est soumis à l’approbation de l’assemblée dans un délai de six mois après
la clôture des comptes.

11-5 : Elle délibère sur les orientations à venir, et se prononce sur le budget correspondant.
Elle pourvoit, au scrutin secret, à la nomination ou au renouvellement des membres du conseil d’administration.

11-6 : Elle se prononce sur le montant de la cotisation annuelle et les divers
tarifs d’activité.

11-7 : Les décisions de l’assemblée sont prises à la majorité des membres présents
ou représentés.

11-8 : Les votes de l’assemblée générale portant sur des personnes ont lieu à
bulletin secret.

11-9 : Les décisions prises obligent tous les adhérents, même les absents.

11-10 : Si besoin est, à la demande du conseil d’administration, ou du quart des
membres adhérents de l’association, l’assemblée générale extraordinaire
est convoquée par le (la) président(e).

Les modalités de convocation sont les mêmes que pour l’assemblée générale ordinaire.
Les délibérations sont prises à la majorité des membres présents.


Article 12 : RESSOURCES

Les ressources de l’association comprennent :

12-1 : Les cotisations des différentes catégories de membres.

12-2 : Les subventions de l’état, des régions, des départements, des communes, de toutes autres collectivités publiques et de leurs établissements.

12-3 : Les dons manuels.

12-4 : Les intérêts et les revenus des biens, produits, services vendus par la Fédération.

12-6 : Toutes autres ressources autorisées par les textes législatifs et réglementaires.


Article 13 : COMPTABILITE

L’association établit dans les 6 mois qui suivent chaque exercice social des comptes annuels selon les normes du plan comptable général adapté à son activité.

Les comptes annuels, le rapport d’activité et le rapport financier sont tenus à la disposition du Conseil d’Administration au moins quinze jours avant la date de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos.


Article 14 : EXERCICE SOCIAL

L’exercice social commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.

Exceptionnellement, le 1er exercice commencera à la date de la publication de la fédération au Journal Officiel pour finir le 31 décembre de l’année en cours.


Article 15 : DISSOLUTION

En cas de dissolution non consécutive à une fusion, l’assemblée générale désigne un ou plusieurs liquidateurs chargés des opérations de liquidation.
Elle attribue l’actif net à toute association déclarée ou à tout organisme sans but lucratif de son choix poursuivant un objet identique, similaire ou connexe.


Article 16 : REGLEMENT INTERIEUR

Un règlement intérieur élaboré par les membres du bureau et du Conseil de Surveillance précise et complète en tant que besoin, les dispositions statuaires relatives au fonctionnement de l’association.


Article 17 : CHARTE

Une Charte élaborée par les membres du bureau, du Conseil de Surveillance et du Comité d’Ethique précise et complète en tant que besoin, les dispositions statuaires relatives à l’éthique de la Fédération à laquelle l’ensemble des personnes physiques et morales intégrant la Fédération doit adhérer.


Article 18 : MODIFICATION DES STATUTS

Toute modification des statuts peut-être établie par le Conseil d’Administration ou le Conseil de Surveillance et Comité d’Ethique et doit être approuvée par une Assemblée Générale Extraordinaire convoquée à cet effet.

ACTIONS PRIORITAIRES


A - PROCES : dénonciation de l’opacité de l’utilisation des budgets handicap. EVALUATION DES MOYENS FINANCIERS.
Dénoncer le système de clientélisme (officiellement validé par la DSDS dans le cadre du PRSP : qui affirme par écrit ne financer prioritairement que les grandes associations).

Depuis plus de trente ans, les parents et amis de personnes en situation de handicap se sont battus pour convaincre les décideurs d’agir dans la bonne direction. Mais ce faisant, ils ont négligés nous semble t’il, l’aspect juridique légal qui fait obligation aux institutions qui nous dirigent, d’utiliser les ressources (humaine, financière, technique) qui ne peuvent en aucun cas être utilisé pour d’autre tache et être en aucun cas l’enjeu de rivalités politiciennes et financières.
Nous sommes prêts aujourd’hui à utiliser tous les moyens juridiques légaux que donnent la constitution française et les dispositions européennes qui rappellent que la personne en situation d’handicap étant un citoyen à part entière doit pouvoir jouir de tout ce qui constitue la vie en société.

B – FAMILLES ET AIDANTS :

Le rôle de la famille dans la reconnaissance du handicap à la Martinique.

- étude des relations au sein de la famille : parent/parent, parent/enfant/, enfant/parent, enfant/enfant, famille élargie.
- la vie de couple dans la famille : stabilité et/ou instabilité. Conséquences bénéfiques et néfastes sur la famille. Dépression, surmenage, complexes développés.
- la famille monoparentale : dépressions et surmenage, les conséquences du mal être parental sur l’enfant : désengagement du parent, manque de ressources pour défendre les intérêts de l’enfant, violences et psychose.

C - REVALORISATION DES METIERS DU SECTEUR SOCIAL ET MEDICO SOCIAL dans le champ du handicap :

Constat de la situation humaine et matérielle du personnel encadrant : les conditions déplorables dans lesquelles doivent évoluer les encadrants entraîne une recrudescence des états dépressifs reconnus ou niés et d’actes malveillants ou pour le moins maladroits ayant quelques fois des conséquences dramatiques sur les usagers.

Les usagers et leur entourage prennent toute la mesure de la mission fondamentale que tient le personnel encadrant. Et au-delà de cette reconnaissance, nous observons de même les différentes formes de maltraitances que subit ce personnel. A l’image du secteur social dans sa globalité, les métiers du secteur du handicap, sont largement sous évalués par rapport à l’implication psychologique et physique requise pour mener à bien ces missions. Les difficultés de ces métiers justifient une réévaluation des rémunérations, l’aménagement et l’amélioration des conditions de travail, seuls garants de la sécurité des usagers.

Nous préconisons un audit sur les métiers du handicap : l’humain et les moyens

1 – L’humain :

Nous sommes conscients que même le meilleur personnel n’est jamais à l’abri des effets contre transférentiels négatifs que son activité peut générer.

- Evaluation des compétences du personnel encadrant et des dirigeants.
- Réévaluation des plans de formations pour l’ensemble du personnel encadrant (de la femme de ménage au dirigeant).

2 – Les moyens :

- Evaluation des structures de formations locales impliquant la possibilité d’un plan de réformes.
- Mise en place d’une cellule de création des nouveaux métiers du handicap et d’amélioration des métiers actuels en relation avec les techniques développées par les parents.

Nous préconisons un audit sur les structures existantes : l’humain et les moyens

1 – L’humain :

- Evaluation des conditions de prises en charge des usagers : nombre et qualification du personnel encadrant par établissement : temps de travail, aménagement du temps de travail, suivi psychologique.
- Evaluation du dialogue social au sein de la structure : relations dirigeants/employés, dirigeants/ usagers et familles, employés/usagers et familles, accueil des usagers.

2 – Les moyens :

Jusqu’à maintenant nous nous sommes adaptés à ce qui est mis à notre disposition et qui rend service malgré tout. Devons-nous nous contenter de cela ?

- Qualité et conformité des établissements : application réglementaire des constructions selon la destination de l’établissement. Contrôle des normes d’hygiène et de sécurité (vétusté et insalubrité des lieux, respect des normes parasismiques et catastrophes naturelles…). Contrôle de l’accessibilité et des moyens de transports des établissements.
- Contrôle réglementaire de l’environnement d’implantation des établissements.
- Evaluation de l’accessibilité de l’ensemble des infrastructures publiques aux différents handicaps (établissements scolaires, mairies, services administratif et fiscaux, tribunaux….).
- Evaluation de la mise aux normes de la voirie.
- Evaluation des structures culturelles, sportives et de loisirs.

D – SOINS, PRISES EN CHARGES : qualités efficientes ?

Pour chaque cas de handicap, il nous faut établir des protocoles afin d’évaluer les objectifs optimaux à atteindre ainsi que les différents stades d’évolution.

Ce choix implique une évaluation de ce qui nous est proposé par les différentes instances hospitalières et de soins en général. L’efficacité, nous en sommes sûres dépend aussi des valeurs éthiques qui guident l’action.

E – AUTONOMIE ET MOYENS DE VIE DE L’ADULTE EN SITUATION DE HANDICAP

La question est un problème grave qui nécessite une réflexion et un débat à lui seul.
Malgré tout, nous ne pouvons pas être critique en cet instant à l’égard de l’application de cette loi non écrite qui voudrait que nous devons nous contenter d’un unique niveau de formation professionnel élémentaire, comme si la personne en situation de handicap ne disposait pas des même compétences intellectuelles que les autres.

F – ROLES ET MISSIONS DES COLLECTIVITES ET DE L’ETAT : le grand désengagement.

Sur ce sujet de même, nous nous réservons pour le moment. Néanmoins, les logiques de la société capitaliste représentent une menace réelle avec sa volonté de détruire les services publiques dont la nécessité n’est plus à prouver.

G – LEGISLATION : adaptation aux spécificités, droit comparatif, continuité territoriale et régionale.

Changement de statut dans les départements des dom, quelles conséquences sur le secteur du handicap et le secteur social dans sa globalité ? Quelle forme d’institution pour la gestion du secteur du handicap ?

H - PREVENTION - EDUCATION :

- développement de la communication des institutions :

I – DEFINITION DES STRATEGIES DE COMMUNICATION :
interne au secteur (les familles, usagers et professionnels). Les collectivités et l’Etat. La population.

Qui sommes nous ?

Nous parlons souvent de personnes handicapées alors que la réalité vécue implique de parler de situation de handicap. Une personne n’est pas handicapée en soi elle est en situation de handicap et ne peut se satisfaire d’être définie par ce qui la différencie mais par ce qu’elle est une personne humaine tout simplement. Elle nous renvoie l’idée juste que c’est la société qui est handicapante par son discours dominant qui pose mal la question en terme de retard à rattraper.

En effet dans certains pays une personne à mobilité réduite par exemple, peut atteindre le dernier étage des plus grands immeubles, prendre le bus, le métro, aller au cinéma, faire ses courses de manière autonome. Cette personne n’est donc pas handicapée par une société qui l’aurait exclue de la vie communautaire et sociale. Cette même personne à la Martinique ne peut même pas traverser une rue et monter sur un trottoir sans l’aide d’une tierce personne. A New York elle est autonome, à Fort de France elle est en situation de handicap. Par la même, ce serait à l’ensemble de nos responsables politiques de combler leur retard.

A partir de ce constat la fédération vient redéfinir le concept de handicap qui selon l’OMS concerne tout autant les personnes en situation de chômage et convient parfaitement à notre première problématique qu’est la stigmatisation permanente de la personne en situation de handicap. L’objectif étant de parvenir par cette redéfinition à accompagner le développement d’une société Martiniquaise nouvelle, plus consciente et inscrite dans la réalité, qui prendra en compte l’ensemble de ses composantes en évitant toute inadaptation par omission. L’exclusion, l’individualisme et le profit sont les règles qui constituent en partie notre société actuelle. S’affranchir de ces comportements discriminatoires, et Inclure tout ce qui est nécessaire à la constitution d’une société viable avec un développement équilibré donnant pleinement sa place à la personne dite handicapée selon ses compétences, loin de toute démagogie. Sortir du misérabilisme, c’est bien ce que nous considérons comme le principe de base d’une société inclusive.

Il est nécessaire de prendre conscience que tous les éléments de la société sont indispensables à son bon fonctionnement. Tant que nous n’aurons pas intégré réellement cette vérité, nous continuerons à vivre dans ce mensonge qui consiste à croire que nous pourrons être des êtres libres même si certains ne bénéficient pas des avantages de cette liberté, fussent-ils des personnes en situation de handicap. Toutes les potentialités de l’humanité sont présentes dans la diversité des limitations qui font la singularité de l’être humain.

Nous avons tous les mêmes droits et nous devons accepté d’avoir tous les mêmes devoir les uns vis-à-vis des autres, de nous porter assistance à nous même.



La FEDAH.